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Outils · Recharge

La province qui compte le plus de bornes rapides est celle où elles sont les plus achalandées

Québec : 2 989 ports rapides à courant continu, soit environ le tiers de tous les ports rapides du pays. Et 98 véhicules rechargeables par port rapide, le pire ratio de toutes les provinces. Construire le plus de bornes et disposer du moins de recharge ne sont pas contradictoires quand le parc grandit plus vite que le réseau.

À l’échelle nationale, ce chiffre est de 75 véhicules par port rapide, pour 14 190 stations publiques, 9 156 ports rapides et 30 120 ports de niveau 2.

Combien de voitures se partagent une borne

ProvincePar port rapidePar port, tous typesVéhicules rechargeablesPorts rapidesNiveau 2
Québec9821293 1112 98910 778
Ontario7214172 1302 40410 308
Colombie-Britannique7023170 3412 4465 051
Île-du-Prince-Édouard5941 60527385
Alberta501123 9924821 702
Manitoba44106 266142461
Nouvelle-Écosse3896 218165541
Terre-Neuve-et-Labrador2972 11074215
Nouveau-Brunswick2795 222196401
Yukon2164512249
Saskatchewan1893 647198211
Territoires du Nord-Ouest941031118

Le bas de ce tableau n’est pas un palmarès. Ratio le plus faible du pays : Territoires du Nord-Ouest, à 9 véhicules par port rapide, pour 103 véhicules rechargeables et 11 ports rapides. Un faible ratio peut signifier beaucoup de bornes ou très peu de voitures électriques, et à cette échelle c’est la seconde explication. Les régions en haut du tableau sont celles où les gens ont réellement acheté des VE, et c’est pourquoi ce sont elles qui subissent la pression.

Les deux colonnes se contredisent volontairement. Le Québec fait pire que l’Ontario par port rapide et mieux par port toutes catégories, parce que l’Ontario compte beaucoup plus de niveau 2. Le niveau 2 est la bonne réponse pour un lieu de travail ou un hôtel et la mauvaise pour un arrêt sur l’autoroute : aucune des deux colonnes n’est le chiffre, et celle qui compte dépend de si vous êtes stationné ou de passage.

Nunavut est absent du tableau : il compte 3 véhicules rechargeables sur la route et aucune borne de recharge publique dans le jeu de données. Une ligne de zéros aurait été plus facile à lire et aurait laissé croire que nous avions mesuré quelque chose.

Les comptes de véhicules sont ceux de Statistique Canada pour 2024, l’année la plus récente publiée; les comptes de bornes sont à jour. Le parc a grandi depuis, alors chaque ratio présenté ici est un plancher du nombre de véhicules qui se partagent une borne aujourd’hui.

À quelle distance d’une borne rapide on peut se retrouver

Pour chaque point du réseau de la Transcanadienne, échantillonné tous les 2 km, on mesure la distance jusqu’à la borne rapide à courant continu la plus proche. Le pire point du tronçon Ontario se trouve à 118 km d’une borne, ce qui suppose un tronçon d’environ 236 km sans rien.

L’Ontario porte le plus de kilométrage de la Transcanadienne de toutes les provinces et en a la couverture la plus mince. Le Québec et l’Île-du-Prince-Édouard ont une borne rapide à moins de 25 km de chaque point échantillonné sur leurs tronçons.

ProvinceDistance maximale d’une borne rapideSuppose un tronçon deÀ moins de 25 kmAutoroute échantillonnée
Ontario118 km~236 km53,9 %~3 478 km
Saskatchewan78 km~156 km48,7 %~1 092 km
Alberta71 km~142 km59,7 %~958 km
Manitoba69 km~138 km60,5 %~638 km
Colombie-Britannique67 km~134 km83,2 %~1 810 km
Terre-Neuve-et-Labrador49 km~98 km80,7 %~748 km
Nouvelle-Écosse32 km~65 km92,9 %~340 km
Nouveau-Brunswick27 km~53 km97,7 %~444 km
Québec23 km~46 km100 %~466 km
Île-du-Prince-Édouard20 km~40 km100 %~108 km

Ce sont des distances à vol d’oiseau entre la route et une borne, non des distances de conduite. Une borne à 60 km à vol d’oiseau peut représenter un détour bien plus long, ou se trouver de l’autre côté d’un lac. Chaque chiffre de ce tableau sous-estime donc le problème.

La colonne des tronçons relève de l’arithmétique, non de la mesure. Un point à 118 km des bornes de part et d’autre se trouve dans un tronçon environ deux fois plus long : c’est une inférence raisonnable et une mauvaise citation. Nous ne l’avons pas parcouru.

Qui exploite réellement les bornes rapides

Classement par ports rapides plutôt que par sites, parce qu’un réseau de mille emplacements à une seule prise n’est pas la même chose qu’un réseau sur lequel on peut voyager. Tesla détient 32,4 % des ports rapides du Canada à partir de 277 sites, soit environ 11 ports par site, là où la plupart des réseaux en affichent à peine un.

RéseauPorts rapidesPartSites
Tesla2 97032,4 %277
Circuit électrique1 53816,8 %3 097
FLO1 05711,5 %3 512
BCHYDRO7107,8 %191
ChargePoint Network5846,4 %3 773
Non-Networked4034,4 %1 446
Electrify Canada2562,8 %53
COUCHE_TARD2462,7 %45
IVY2072,3 %71
SHELL_RECHARGE1792 %60
ConnecteurStations qui l’offrent
J1772 (niveau 2)11 287
CCS2 542
CHAdeMO1 802
NACS (Tesla)991

Ces chiffres ne correspondent pas au nombre de stations, et ce n’est pas le but. Un site doté à la fois du CCS et du CHAdeMO est compté sous chacun, parce que ce qu’un conducteur doit savoir, c’est si sa prise est là, pas si elle est la seule.

991 stations offrent un connecteur NACS alors que Tesla exploite 277 sites : la majorité des prises NACS au Canada se trouvent désormais sur du matériel appartenant à quelqu’un d’autre. Cet écart, c’est la transition, visible dans les données plutôt qu’annoncée par communiqué.

Le CHAdeMO est encore présent dans 1 802 stations. C’est le connecteur de l’ancienne Nissan LEAF, aucun véhicule neuf ne l’utilise, et il sera le premier à disparaître.

D’où viennent ces chiffres

Les comptes de bornes proviennent du jeu de données Alternative Fuel Stations du National Renewable Energy Laboratory, les mêmes données derrière le localisateur de bornes de recharge de Ressources naturelles Canada, filtrées sur country=CA, fuel_type=ELEC, status=E (available), access=public. Consulté le 8 septembre 2026.

Les comptes de véhicules proviennent du tableau 23-10-0308-01 de Statistique Canada, véhicules légers électriques à batterie et hybrides rechargeables immatriculés, année de référence 2024. Les hybrides classiques sont exclus : une voiture qui ne se branche pas n’exerce aucune demande sur une borne.

La géométrie des autoroutes provient des contributeurs d’OpenStreetMap, ODbL 1.0, relations d’itinéraire du réseau de la Transcanadienne, échantillonnées tous les 2 km et découpées par province.

Le point délicat, c’est que les deux moitiés du ratio n’ont pas la même date. Les comptes de bornes sont à jour; les comptes de véhicules correspondent à la plus récente année publiée par Statistique Canada. Nous préférons rapprocher un chiffre à jour d’un chiffre en retard et le dire, plutôt que d’attendre un an pour une comparaison plus propre, mais cela signifie que chaque ratio présenté ici est un plancher.

À lire aussi : ce qu’il en coûte de recharger par province, et ce que les Canadiens immatriculent en ce moment.